Le ministère de la jeunesse aujourd’hui, ne sera plus jamais le même que le ministère de la jeunesse il y a dix ans, vingt ans.

Que pourrions-nous faire différemment pour aider nos jeunes à se rapprocher de Dieu et à développer de solides convictions religieuses ?

Dieu veut que les jeunes gens deviennent des hommes à l’esprit ardent, prêts à l’action et qualifiés pour porter des responsabilités dans sa grande œuvre.

Xavier JEAN-MARIE
Directeur des Ministères Juvéniles
Eglise adventiste du septième jour – Mission de la Guyane

1.Créer une prise de conscience chez les dirigeants pour les amener

à améliorer leur ministère et mobiliser les jeunes pour le service

2.Maintenir un ministère spécifique adapté
aux besoins de la tranche d’âge des différentes sections de la jeunesse

Et cette déclaration,

même si elle peut sembler radicale, il faut la considérer comme le point de départ d’une réflexion complète sur la façon

dont nous voyons le développement des ministères juvéniles et sur le type d’activités que nous promouvons aujourd’hui dans nos églises.

3.Définir des stratégies pour aider à relever les défis du 21ème siècle : développer une forte maturité dans la foi et une relation étroite avec Dieu.

Nous avons un certain nombre de bases pour y arriver et la base biblique sera notre fondement :

A. Aimer le Seigneur notre Dieu

En tant que leader, nous devons aimer pour pouvoir aimer les jeunes.

B.1 Corinthiens 12.12 à 26

Importance et valeur de chaque partie du corps humain.

Il y a un besoin de diversité, d’interdépendance.

Il y a une étude qui a été menée par le groupe BARNA qui montre que :

80 % des personnes élevées dans l’église seront désengagées d’ici l’âge de 29 ans.

S’il y a 100 jeunes qui rentrent à l’église avant l’âge de 29 ans, 80 sortiront de l’église.

Comment pouvons-nous donc rendre le département des ministères juvéniles plus approprié aujourd’hui pour nos jeunes afin qu’ils ne sortent plus de l’église lorsqu’ils atteignent l’âge de 29 ans ?

Il est important de chercher à prendre en compte les besoins exprimés par les jeunes dans leur propre environnement en y répondant sans artifice en les intégrant dans la fraternité de l’église.

Il faut également examiner les grieffes du millénaire et les traiter ouvertement.

Ces grieffes soutiennent que l’église est

Intolérante au doute holistique dans ses relations ;

Antiscientifique dans ses croyances ;

Surprotectrice de ses membres 

Superficiel dans ses enseignements ;

Répressif quant aux différences.

Le Ministère de la jeunesse devrait être un lieu de choix pour engager les jeunes dans une conversation, un débat, une étude ouverte pour aborder ces questions et voir comment ils peuvent relier leur foi en Christ à la réalité qu’ils vivent au quotidien.

Nos jeunes ont besoin d’un havre sûr où ils peuvent exprimer : leurs préoccupations et leurs défis ; confier leurs doutes et leurs interrogations sans craindre d’être jugés et rejetés

Tout être humain, créé à l’image de Dieu, possède une puissance semblable à celle du créateur. Le pouvoir personnel de penser et d’agir ; les hommes qui développent ce pouvoir sont des hommes prêts à assumer des responsabilités, des chefs de file capables d’influencer les autres.

C’est le rôle de la véritable éducation, nous dit Madame E. WHITE « de développer ce pouvoir, d’apprendre aux jeunes à penser par eux-mêmes, à ne pas se contenter d’être le miroir de la pensée des autres. »

Les dirigeants de la jeunesse que nous sommes, ne devons pas nous limiter à une façon unique de mener notre ministère mais il nous faut explorer différentes voies et approches plus adaptées au milléniaux.

Le département des ministères juvéniles doit comprendre les caractéristiques de la génération

« épic » et agir en conséquence.

Dans la génération « épic » :

E = Expérimental (les jeunes aiment apprendre par l’expérience, ils ne cherchent pas un orateur professionnel parfait)

P = Participatif (lorsque les jeunes peuvent mesurer l’influence de leurs actions sur un résultat, ils sont motivés pour rendre le résultat encore meilleur)

I = Image (riche en images entre Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat, nous avons tous ces réseaux sociaux qui existent dans le monde. Les jeunes ont des images à chaque fois qu’ils regardent leur téléphone. Une attention particulière doit être accordée à cette tendance spécifique qui est devenue une partie essentielle du style de vie des jeunes)

C = Connecté
En tant que dirigeants, si nous ne sommes pas sur les réseaux sociaux, nous passons à côté d’une connexion avec la plus grande génération des communautés actuelles. Et ça, le leader de jeunesse doit le comprendre.

Si le leader de jeunesse n’est pas Androïde, si le leader de jeunesse n’est pas sur Facebook, si le leader de jeunesse n’est pas sur les réseaux sociaux, où est-ce qu’il va trouver ces jeunes ?

Il est important que le leader de jeunesse s’y trouve également dans le but de canaliser les jeunes vers la mission.

En tant que famille, l’accent doit être mis sur le développement de relation saine entre les différentes générations qui se côtoient et qui composent nos communautés.

Dans nos églises, nous avons les jeunes, les ados, les enfants et les séniors, il est important de créer une connexion intergénérationnelle avec toutes ces entités de l’église.

L’église est un corps.

Il est urgent que nos dirigeants prient et demandent à Dieu de les guider dans une détermination à créer entre les jeunes et les adultes des passerelles qui aideront à transmettre l’expérience, la connaissance et l’expertise.

Nous devons entamer un authentique dialogue intergénérationnel où chacun exprimera sa créativité en facilitant l’accès à une authentique position de leader au sein de nos communautés.

Le résultat pour nos jeunes serait plus grand, un plus grand sentiment d’appartenance à nos communautés et une meilleure appropriation à cette dernière et surtout un désir de prendre une part active à la grande commission.

Si nous voulons que nos jeunes ne sortent plus de l’église, intéressons-nous à nos jeunes.
Parce que nous aimons Dieu, aimons aussi nos jeunes dans leurs milieux ainsi nous pourrons mieux les conduire vers la mission qui leur a été assignée.

En tant que famille, l’accent doit être mis sur le développement de relation saine entre les différentes générations qui se côtoient et qui composent nos communautés. et en tant que directeur des ministères juvéniles de la MAGF, nous devons reconsidérer notre efficacité à atteindre nos objectifs avec les jeunes dont nous avons la charge.

Xavier JEAN-MARIE
Directeur des Ministères Juvéniles
Eglise adventiste du septième jour - Mission de la Guyane

Si nous voulons que nos jeunes ne sortent plus de l’église, intéressons-nous à nos jeunes.

Parce que nous aimons Dieu, aimons aussi nos jeunes dans leurs milieux ainsi nous pourrons mieux les conduire vers la mission qui leur a été assignée.